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Compte-rendu Rencontre-conférences du 22 mars 2013

Nos très appréciés animateurs, Odette et Aimé, complices dans la vie depuis 42 ans, ce qui en fait des animateurs hors pair qui se comprennent aux clins d’œil, nous souhaitent la bienvenue et remercient les participants qui nous ont suivis dans ce nouveau local aux loisirs St-Sacrement et avec un nouvel horaire. Pour quelques-uns c’est revenir à une vieille habitude car il y a quelques années c’était le vendredi soir à 19h00. Nous sommes maintenant partenaires avec le Centre de loisirs et passer du dimanche au vendredi est une question de disponibilité de locaux. Merci aussi au personnel du Centre pour leur accueil et leur disponibilité.

Mme Réjeanne Audet, notre coordonnatrice, vient elle aussi nous souhaiter la bienvenue, présenter les membres du c.a. et nos précieux bénévoles. On enchaîne avec les 5 minutes de bonnes nouvelles pour partager la joie et le plaisir des personnes à qui il arrive de belles choses.

D’abord, une participante souligne notre changement de local, une autre s’émerveille de la générosité des gens qui ont fait des dons après le sinistre de la semaine dernière en basse ville où beaucoup de nouveaux arrivants ont tout perdu. Une participante nous fait remarquer qu’enfin c’est le printemps et une autre nous informe qu’on peut quand même encore faire du ski de fond. Une dame, les yeux tout pétillants, nous dit qu’elle a rencontré le plus bel homme de sa vie. Une bénévole auprès des enfants a organisé à l’école St-Jean-Baptiste une dégustation de fruits et légumes qui a été un franc succès et Maryse, qui fait partie de notre c.a., nous annonce qu’elle sera grand-mère 2 fois cette année, elle est ravie et rayonnante. Une autre participante est très heureuse de l’élection du nouveau pape François, affirmant que cette nomination amènera sûrement un vent de changement dans l’Église.

Le petit fils de Odette et Aimé, 5 ans et demi, a participé à sa première compétition de ski. Il  a été disqualifié, comme plusieurs autres enfants, ne sachant trop où aller entre les portes, mais l’important c’est de participer. Des grands-parents nous font part du plaisir qu’ils ont eu en vacances dans le sud avec leurs petits-enfants. Toutes ces bonnes nouvelles sont très réjouissantes, merci de les avoir partagées avec nous.

Et maintenant, place à nos conférenciers!

1er exposé : Mme Marie-France Ferland, une expérience de bénévolat au Cambodge

Mme Ferland a fait carrière en culture et communication au sein de l’administration publique québécoise. Elle se consacre maintenant à la promotion du plaisir de lire chez les jeunes et participe bénévolement à divers projets dans des orphelinats à l’étranger. Elle vient de terminer un stage au Cambodge dont elle va nous entretenir. Elle est aussi membre fondatrice et vice-présidente aux relations publiques du club Toastmasters  YWCA Québec.

Mme Ferland a fait son stage au Cambodge de janvier à la mi-février. Elle nous situe d’abord où se trouve le Cambodge, entre la Thaïlande, le Laos et le Vietnam avec une ouverture sur le Golfe de Thaïlande. Elle nous dit que les cambodgiens sont très chaleureux et souriant malgré leur grande pauvreté et leur pays dévasté dans les années 70-80 par les Khmers rouges marxistes sous le régime de Pol Pot où il y a eu 2 millions de morts sur 7 millions d’habitants. Sous ce régime, il suffisait d’avoir l’air d’un intellectuel ou de porter des lunettes pour être arrêter ou même mis à mort. L’élite du pays a été décimée et surtout il n’y avait presque plus de médecins.

Durant la première partie de ce stage, Mme Ferland a fait de l’animation à la bibliothèque d’un orphelinat pour donner aux enfants le goût d’apprendre le français. Ils ont des cours de français en classe et 4 des bénévoles qui participaient au stage aidaient les enseignants à la formation en français en corrigeant la prononciation des enfants. Elle nous montre ici des photos de cet orphelinat situé au bord de la mer, c’est très beau, plein de fleurs et de verdure. Les enfants vivent en groupe de 10 à 12 dans de petites maisons, entourées de ces beaux jardins, accompagnés par une maman nourrice. Le jour ils vont à l’école publique et après l’école ils participent à diverses tâches.

Le 2ème stage se déroule plus au nord dans un orphelinat beaucoup plus pauvre. L’orphelinat était en rénovation et avec de jeunes bénévoles, les stagiaires ont refait une clôture, réparer des tables, etc…..

Après les stages, la dernière semaine est consacrée aux visites et découvertes culturelles comme le film ¨ La déchirure ¨ sur l’arrivée de Pol Pot au pouvoir. Puis, c’est la visite du plus impressionnant temple de l’Asie du sud-est le magnifique Angkor Vat qui date du XIIe siècle et représente l’apogée de l’art  Khmer. Les danses  apsaras, ces danses qui font partie de la tradition khmer, retiennent aussi l’attention de Marie-France. Les mouvements très lents, des mouvements de mains remarquables, chorégraphiés à partir de 4000 positions et gestes symboliques sont effectués dans des costumes somptueux. Ensuite, un spectacle de cirque exécuté par des jeunes qu’on a sortis de la rue retient son attention. 2 de ces jeunes étudient maintenant à l’école de cirque de Montréal. Beaucoup de programmes sont mis en action pour sortir les jeunes de la pauvreté et leur donner un métier dont une école d’hôtellerie où des jeunes  sont initiés aux métiers de l’hôtellerie. Ils font aussi des stages dans des hôtels 5 étoiles et bien formés, ils sont prêts pour le marché du travail.

Depuis plusieurs années un médecin suisse allemand, pédiatre et violoncelliste,

amasse des fonds en donnant des conférences et des concerts pour construire des hôpitaux pédiatriques et former des médecins. Après la guerre il ne restait que 53 médecins et la côte est longue à remonter. Un million de consultations pour enfants ont déjà été faites la dernière année.

Le Cambodge est un pays d’agriculture, de riz, et de pêche, et beaucoup de pêcheurs habitent des maisons au bord de l’eau bâties sur pilotis.

Le roi du Cambodge, malgré toute la pauvreté de son pays, a décidé l’automne dernier de se faire considérer comme un dieu.

Mme Ferland se dit très heureuse de cette première expérience en Asie.

Merci Marie-France.

2ème exposé : Mme Hélène Tremblay, conseillère en emploi et en communication à Centre-Étape

Mme Tremblay a plus de 30 ans d’expérience dans le domaine des affaires, du marketing et des communications. À chaque poste qu’elle a occupé, elle a su mettre à profit toutes ses compétences et mener à bien tous ses projets. Forte d’une expérience en gestion, elle a décidé de réorienter sa carrière pour aider les femmes à reprendre contact avec le marché du travail.

Ne voulant plus voyager pour son travail, Mme Tremblay a décidé il y a quelques années, de se réorienter. Après 2 ans à la maison, elle a suivi une formation de 6 jours à Centre-Étape, organisme financé depuis 33 ans par Emploi Québec. On lui a montré à faire un c.v., elle en avait déjà fait mais aujourd’hui les formes de présentation des c.v. ont bien changées, on a évalué ses compétences, fait des simulations d’entrevues, et amorcer un ¨ réseautage ¨ de femmes. Déjà un choix de 4 à 5 emplois intéressants s’offrait à elle, mais Centre-Étape l’a appelé et lui a offert de s’occuper de leurs communications. Pour les femmes, après un certain temps hors du marché du travail ou parce qu’on a jamais travaillé à l’extérieur et qu’on veut y accéder, vouloir un revenu additionnel et avoir ses sous à soi, sortir de l’isolement, vouloir s’affranchir de l’aide sociale,  toutes les raisons sont bonnes pour aller chercher de l’aide à Centre-Étape.  Les tests que les femmes passent sont analysés par des psychologues, il y a des rencontres pour déterminer leurs champs de compétences et aussi des rencontres organisées avec des employeurs. On aide les femmes dans leurs démarches pour trouver un emploi et on paie des études.

Pour avoir droit aux services de Centre-Étape, il faut ne pas travailler plus de 30 heures par semaine, être sur l’aide sociale, retraitée, sans emploi ou bénéficier  de l’assurance-emploi, on n’est pas admissible si on travaille à temps plein. Les femmes qui fréquentent le centre sont plus à l’aise pour faire ces démarches parce qu’elles sont entre femmes. 3 mois après la fin de la formation un suivi est assuré. Il n’y a pas d’âge pour vouloir intégrer le marché du travail, en autant que les femmes veulent vraiment y retourner.

Réponses à quelques questions :

Oui il existe un pendant pour les hommes mais ailleurs.

Il y a quelque chose de semblable en Beauce, à Ste-Anne-de-Beaupré et à Portneuf.

Après une perte d’emploi les femmes peuvent revenir à Centre-Étape pour refaire une formation.

Pour les femmes assistées sociales, c’est un recadrage pour réintégrer le marché du travail.

Les formations durent 6 jours consécutifs, par petits groupes d’à peu près 9 personnes et en individuel.

Centre-Étape est situé au 275 rue du Parvis, bureau 500 entre les rues St-Joseph et des Commissaires

Site web : www.centre-etape.qc.ca

Courriel : info@centre-etape.qc.ca

Tél : 418-529-4779

Merci Mme Tremblay.

3ème exposé : M. Gilles Simpson, président de la section Québec de la Croix-Rouge

M. Simpson qui compte 18 ans d’expérience à la Croix-Rouge nous parlera des réalisations de cet organisme, entre autre l’aide aux sinistrés, et de sa présence dans les grands événements comme le Festival d’été. Patrouilleur en ski, il voulait aider plus de gens et la Croix-Rouge était tout indiquée.

La Croix-Rouge a été fondée en 1859 en Italie, par un homme d’affaires,  durant une période de conflits où on comptait 40,000 morts ou blessés et pas de médecins pour soigner ces derniers. Elle est implantée au Canada depuis 1909.   Présente dans tous les pays du monde, la Croix-Rouge compte 5000 bénévoles dont 477 au Québec. Elle est présente même dans les toutes petites municipalités où il y a au moins 2 ou 3 bénévoles. Sur les zones de sinistres, les bénévoles sont appelés par les pompiers et policiers et sont sur place presqu’en même temps qu’eux. Ils prennent en charge les sinistrés, les réconfortent et comblent leurs premiers besoins. La tension baisse quand ils arrivent car les pompiers n’ont pas le temps de s’occuper des sinistrés. L’hiver, on donne des couvertures et des bottes temporaires car les sinistres arrivent souvent la nuit et les gens sortent en vêtements de nuit. Il faut aussi s’occuper des animaux des familles, c’est très important s’il y a des enfants.

La Croix-Rouge ne reçoit aucune subvention et amasse ses fonds par des dons de particuliers, car elle veut rester indépendante. L’argent qu’on donne à la Croix-Rouge reste ici, pour les besoins de nos sinistrés. On aide tout le monde sans discrimination, on aide l’être humain quel qu’il soit.  Que ce soit des feux, des feux de forêt, des inondations ou des tempêtes de verglas, on se souvient tous de la crise du verglas de 1998, la Croix-rouge est là. Elle est gestionnaire de son action et prête rapidement à intervenir car elle a beaucoup de matériel de première nécessité dans un entrepôt et 2 ¨vannes¨ contenant chacune 725 lits de camp, prêtes à partir avec des chauffeurs prêtés par Ultramar. La gestion de ces biens est faite par les bénévoles. M. Simpson est chef d’une unité de 52 bénévoles.  Sur place les bénévoles de la Croix-Rouge portent tous un brassard, ils sont facilement reconnaissables.

La Croix-Rouge est présente aussi lors de grands événements pour prodiguer les premiers soins aux personnes qui pourraient avoir un malaise. C’est aussi très intéressant parce que les bénévoles peuvent voir les spectacles gratuitement.

Lors de sinistres, la Croix Rouge fournit tout ce dont les familles ont besoin pour les premières 72 heures, l’hébergement, l’alimentation, les vêtements. Des arrangements ont été conclus avec des grands magasins et des épiceries qui consentent des prix spéciaux pour les sinistrés. On ne donne pas d’argent aux sinistrés, mais des coupons échangeables dans les différents commerces participants.

La Croix-Rouge ne pourrait pas survivre sans les dons de particuliers, d’organismes et les événements comme des tournois de golf organisés pour amasser des fonds, elle ne pourrait pas non plus survivre sans ses bénévoles. Pour les bénévoles c’est souvent l’occasion de vivre beaucoup d’émotions surtout que la plupart du temps les sinistres arrivent la nuit, 3 fois par semaine en général. Un exemple d’une intervention: à l’occasion d’une prise d’otage où la police érige un périmètre de sécurité, les gens qui résident à l’intérieur de ce périmètre ne peuvent rentrer chez eux, la Croix-rouge les prend alors en charge. Les bénévoles sont disponibles 24 heures sur 24, 3 équipes sont formées pour intervenir jour et nuit.

Pour devenir volontaire :

Tél : 1-877-356-3226

Courriel : bénévolat@croixrouge.ca

Merci M. Simpson

4ème exposé : M. Paul Gagnon, souliers des villes, souliers des champs

M. Gagnon est né dans un pays où la marche est un art de vivre à cause du relief accidenté, L’Écosse, qu’il a traversé à pied et par tous les temps. Il est conseiller auprès des cégépiens de Limoilou et un marcheur de Compostelle par des chemins moins connus. Il n’a que quelques passions : sa famille et 100,000 intérêts auxquels il faut ajouter son envie irrésistible de ne jamais en rater une.

Il essaie de mettre en pratique la pensée de Jean D’Ormesson : « C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle ».

M. Gagnon nous dit d’abord que l’homme est celui qui peut parcourir les plus grandes distances à pied. Notre pied, en partant du talon et en se déroulant jusqu’aux orteils économise 80% d’énergie par rapport à un sabot.

M. Gagnon nous montre d’abord l’anatomie d’une chaussure : le dessous de la chaussure s’appelle la semelle d’usure faite le plus souvent de caoutchouc, ensuite il y a la semelle intercalaire entre la fausse semelle et la semelle d’usure. Il y a toutes sortes de chaussures allant de la plus sophistiquée à la chaussure minimaliste à laquelle on revient de plus en plus maintenant. Il est recommandé d’enlever la fausse semelle après une randonnée pour la faire sécher. La pièce qui recouvre le dessus du pied s’appelle l’empeigne, elle peut être de cuir, de tissu ou d’un matériau synthétique. Les bottes ou demi-bottes sont de très bon choix pour ceux qui marchent sur toutes sortes de terrains, on peut même y ajouter des guêtres, bande de tissu qui recouvre le bas de la jambe et le dessus du pied pour empêcher les petits cailloux d’entrer dans la chaussure.

M. Gagnon nous conseille de magasiner en semaine pour prendre le temps de bien choisir sa chaussure, d’abord il y a moins de monde et le personnel régulier qui connaît bien le produit est là, ce n’est pas le personnel remplaçant de fin de semaine, souvent moins spécialisé. Il nous dit aussi, avec le sourire en coin, qu’il ne faut pas acheter de chaussures à « 39.00$ ». Il vaut mieux aussi attendre un peu la fin de la journée car nos pieds prennent 30% de volume dans la journée. Il faut identifier 2 ou 3 modèles de chaussures de chaque compagnie, bien les essayer,  et  de retour chez soi avec notre achat, marcher dans la maison plutôt que dehors pour bien les essayer et ne pas les salir au cas où on aurait à les retourner. Il nous suggère aussi de toujours essayer les souliers avec les chaussettes qu’on portera pour la randonnée et s’en tenir à cette marque de chaussettes. On peut aussi ajouter un sous-bas pour éviter les ampoules.

M. Gagnon nous montre sous la semelle d’usure un petit polygone jaune où est écrit le mot VIBRAM. Les matériaux novateurs de VIBRAM sont conçus pour durer et performent sur tous les types de terrains. Ces semelles sont durables et antidérapantes. Un autre conseil d’un spécialiste que M. Gagnon partage avec nous, ne jamais mettre de silicone sur nos chaussures et nos bottes, le silicone coupent les coutures, mettre plutôt de l’huile de vison, il nous dit aussi que les bottes à clips sont très pratiques et surtout, de ne jamais partir pour marcher en sandales. Le laçage des chaussures est aussi très important pour éviter la pression sur les pieds, il nous recommande un site web où les techniques de laçage sont très bien expliquées :

www.entrainement-sportif.fr/chaussures-astuces.htm.

Merci M. Gagnon.

Nous faisons une pause de 15 minutes pour nous dégourdir les jambes

et au retour, les offres et demandes, les coups de cœur livres, films et

les tirages.

Nos offres et demandes ont maintenant leur propre rubrique sur le site.

Coup de cœur film : une participante nous recommande de voir sans faute le film « Amour » avec Jean-Louis Trintignant et Emmanuella Riva.

Tirages : Mme Tanguay gagne le prix de présence de 20.00$ et le flyé-flyé d’un montant de 70.00$ cette fois-ci est gagné par Mme Denise St-Pierre.

Cette soirée se termine par le café prolongé pour échanger avec les conférenciers et les autres participants.

N’oubliez pas les déjeuners flyés, le 3ème jeudi du mois à 9h30 et le lunche anglophile à 11h30, les deux au resto Tutti Frutti du 47 Boul. René-Lévesque est et le 5 à 7 espagnol au resto Copas du 595 Grande Allée, le  2ème vendredi du mois.

Notre prochaine rencontre aura lieu le 7 juin 2013 à 19h00 au Centre de loisirs St-Sacrement, 1360 Boul. de l’Entente. Prix d’entrée : 5.00$

Merci de votre participation et amenez une ou un ami(e).

Pour nous joindre :

Site web : www.retraitesflyesregionquebec.org

Courriel : info@retraitesflyesregionquebec.org

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1 Commentaire for Compte-rendu Rencontre-conférences du 22 mars 2013

Matt | juillet 29, 2014 at 6:42

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áëàãîäàðåí!…

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