juil/12

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Compte-rendu de la rencontre-conférence du 27 mai 2012

Aujourd’hui nous avons le grand plaisir de recevoir le Padre Roger Fortin qui nous parlera de CASIRA et de ses expériences de bénévolat en Amérique du Sud, mais avant de lui céder la parole, nos 5 minutes de bonnes nouvelles.

D’abord nos animateurs Odette et Aimé nous informent du succès d’une marche pour la lutte contre la maladie d’Alzheimer qui a eu lieu ce matin sur les Plaines d’Abraham et à laquelle Ginette et Clément, 2 autres de nos bénévoles, ont aussi participé.

Une autre de nos participantes a assisté à la cathédrale de Québec à la confirmation d’une soixantaine de jeunes adultes dont certains le font parce qu’ils veulent se marier à l’église.

Une autre a vu sur le parvis de l’église St-Roch un festival de magie dont les tours l’ont ravie.

Un Monsieur nous fait part du plaisir qu’il a eu à faire de la planche à voile au Mexique durant un séjour de 4 mois.

Marie-France et François nous annoncent qu’ils se sont mariés après 7 ans de fréquentation et 4 ans de vie commune. Tous nos meilleurs vœux de bonheur.

Et place au padre Fortin…..

Le padre Fortin toujours très près des gens délaisse la tribune et le lutrin pour venir avec le micro à la main  nous parler dans ¨ le blanc des yeux ¨ et partager avec nous ses expériences. Nous connaissons toutes et tous un peu son cheminement mais il a toujours quelque chose de nouveau et de très intéressant à nous raconter pour nous rafraîchir la mémoire et donner un nouvel élan à notre intérêt pour son œuvre.

De 1965 à 1977 il vit au Paraguay dans sa paroisse et cette expérience à transformer sa vie et a fait de lui un prêtre différent des autres prêtres du Québec. Enchanté de cette expérience très enrichissante il fait le vœu de la partager avec d’autres personnes.

À son retour au Québec il est animateur de vie spirituelle au CEGEP de Thetford Mines et il faut autre chose à leur proposer que de dire le chapelet….. Il propose à ses étudiants un stage de solidarité en Amérique Latine, au Guatemala. 50 étudiants se sont présentés à la rencontre. Pour certains, il est tombé sur la tête,

pour d’autres c’est fantastique. On lui suggère de partir avec 10 étudiants, ils seront 33 à vivre un séjour très prenant car ils sont arrivés au lendemain d’un tremblement de terre. Ils ont dû vivre dans des conditions très difficiles, sans eau, couchés sur le sol. mais leur aide n’en a été que plus gratifiante.

Dans le train qui les ramenait de Toronto à Montréal les jeunes se disent que ça ne peut s’arrêter là. Depuis, pendant plusieurs années, une ou deux fois pas an le padre est reparti avec des étudiants et une petite revue a aussi été fondée pour garder le contact entre les anciens et les nouveaux participants. Après 23 ans, la fondation CASIRA  voit le jour. ( CASIRA : Centre amitié de solidarité internationale de la région de l’amiante au début. et maintenant de la région des Appalaches ) et comme le dit le padre, c’est bien car avec la nouvelle appellation on n’a pas besoin de changer le sigle. Des bénévoles peuvent aussi accompagner les étudiants. En 1998 padre Fortin arrête de les accompagner pour s’occuper du c.a. pendant les 12 ans où il est aussi curé à East Broughton. Après ce temps il décide de retourner en Amérique du Sud et son évêque, qui n’y voit pas d’inconvénients, signe tous les papiers nécessaires à son départ. C’était l’époque où le gouvernement Bouchard mettait  des fonctionnaires sur la voie d’évitement et il est allé dans les ¨ clubs Med ¨ recruter quelques bénévoles pour les soustraire à la dépression. Comme il nous dit avec humour, sa vie est assurée, il peut faire ce qu’il veut quand il veut et décide de faire des activités pour occuper les gens et vivre es expériences enrichissantes avec eux au Guatemala et au Pérou. La première année, avec 2 motorisés, un pick up et une vanne, on part pour le Guatemala. 90 personnes ont été recrutées aux alentours de Thetford Mines et comme les gens ont été satisfaits de leur séjour, on continue et  il faut donner la chance à d’autres car les premiers veulent toujours y retourner. Le padre leur dit comme Jésus, ¨ Viens et tu verras ¨. 40% des bénévoles y retournent pour une 2ème fois et il y a de plus en plus de candidats sur la liste d’attente.

Au Guatemala, CASIRA travaille toujours avec des ONG qui connaissent bien les besoins des habitants. On aide à mener à bien ce qui se fait déjà, comme il le dit, on prend le train en marche, mais surtout le travail est un prétexte, le vrai but est d’apprendre à aimer, comprendre et à partager et il n’y a pas d’échéancier pour terminer les travaux. Là-bas le travail se fait en collaboration avec la Fraternité des Missionnaires de Marie, et on fait de tout.  On a construit une école, réparer les toits qui coulaient et les douches qui ne fonctionnaient pas. Chacun gère son travail et son temps, on fait ce qu’on peut et personnes ne vous critique et il n’y a pas de commentaires et pince-sans-rire le padre ajoute que ça prend 2 hommes pour faire le travail d’une femme. On a aussi construit un orphelinat, un centre de 6 étages pour des jeunes d’un quartier défavorisé et ce toujours sous la responsabilité des locaux. On travaille aussi à organiser une ferme pour que les gens du coin deviennent autosuffisants. Tout ça demande beaucoup de persévérance et d’organisation.

Inspiré par les paroles de Michel-Ange qui disait à ceux qui lui demandaient comment il pouvait faire de si belles oeuvrres ¨ Tout est dans le marbre, il suffit d’enlever ce qu’il y a de trop ¨ le padre nous dit que c’est pareil avec les gens, on fait des œuvres d’art de solidarité.

Le padre nous dit aussi avec son franc parler que l’Église veut faire rentrer les gens dans sa structure mais que lui veut plutôt rechercher la beauté dans le cœur des gens ce qui explique son cheminement.

En 2005 il retourne dans son ancienne paroisse au Paraguay pour l’ordination de son filleul et on lui rappelle sa promesse de revenir avec eux. En 1985 dans cette paroisse une ex-religieuse a fondé une école de super-infirmières qui font de tout même des petites interventions chirurgicales et qui sont très appréciées dans le pays où elles se sont dispersées.

Pour lui ces expériences de solidarité et de visites culturelles consistent à mêler l’utile à l’agréable. Depuis le film Mission avec Robert de Niro tout le monde veut aller au Pérou au Machu Picchu. Sa façon de voir les choses est très originale, il dit faire voyager ceux qui veulent travailler et travailler ceux qui veulent voyager. Maintenant en plus du Paraguay et du Guatemala se sont ajoutés la Bolivie et le Pérou. Au mois d’octobre pour une 17ème fois il y a un départ pour les Paraguay-Bolivie-Pérou et en janvier un 18ème départ se fera avec une quarantaine de personnes à chaque fois, ça lui permet de tenir sa promesse envers ses anciens paroissiens et de revenir régulièrement les voir. Pour ces missions, il y a une exigence, c’est d’avoir déjà été au Guatemala.

Le padre Fortin a passé un contrat avec Dieu : lui s’occupe de tout et Dieu s’occupe du financement. Dieu doit s’occuper d’amener du monde et de l’argent et ça marche.

Il y a continuellement des jeunes qui vont vivre des projets, des étudiants du CEGEP F-X-Garneau s’occupent présentement d’enfants sidéens et d’autres de jeunes filles qui sont dans un centre d’accueil. Une jeune fille de 18 ans qui a participé à un projet a compris qu’on peut vivre ici de façon beaucoup plus simple, elle ne veut plus que ses parents continuent de dépenser et de consommer trop comme tout le monde  fait ici, elle les incite même à vendre ce qu’ils ont. Ces voyages changent beaucoup la perception de la vie pour les participants.

Des groupes parallèles se forment maintenant et le padre Fortin et CASIRA les aident à faire les démarches pour monter un projet. Pour participer à un groupe parallèle il faut en aviser CASIRA qui vous mettra sur une liste pour faire partie d’un groupe et aviseront les animateurs de votre désir. Présentement il y a des groupes parallèles au Salvador, en Équateur et au Cambodge et l’année dernière il y en avait au Bénin, au Honduras, au Cambodge, en Équateur, en Haïti, au Paraguay, au Pérou, au Salvador et au Togo. Beaucoup de grands-parents participent à ces voyages et leurs petits-enfants s’ennuient d’eux pendant leur voyage  mais ils ont tellement de belles histoires à leur raconter en revenant pour les ouvrir au monde.

Périodes de questions :

- Comment ça fonctionne pour faire une construction?

D’abord, prendre connaissances des besoins, faire un plan, trouver un maçon

de la place et on  l’aide. On se débrouille avec les moyens du bord et on  laisse

au Québec le syndrome de la pépine et la fièvre de l’acheteur. On travaille

avec ce qu’il y a sur place.

- Le coût du voyage?

On paie son billet d’avion et 20.00$ par jour  pour son hébergement, dans le

montant global qu’on vous demande il y a 7.00$ par jour pour payer le person-

nel, on vous donne de l’argent à dépenser là-bas et à la fin on vous remet un

reçu de charité.

- Est-ce qu’ on peut faire la même chose à Hong Kong?

Pas un individu seul, mais on peut constituer un groupe parallèle.

Padre nous dit qu’ils n’ont pas de projets en Argentine car ce pays est capable de répondre aux besoins de sa population. À ses 25 ans de prêtrise 30 personnes se sont réunies et ont décidé de donner 10.00$ par mois toute leur vie pour financer les projets. Il y a toujours de l’argent qui rentre et avec les intérêts de ces sommes placées on arrive à financer tout ça.

Les périodes pour les projets vont de la mi-septembre jusqu’à la fin d’avril et on peut participer avec les groupes de jeunes. Il n’y a pas de voyage dans le temps des Fêtes. Les projets voient le jour un peu partout dans le monde mais Il est très difficile d’aller en Birmanie, il faut dire qu’on vient  faire une expérience spirituelle avec des moines, pas qu’on vient travailler sinon on ne laisse pas entrer.

- Quelle est la température au Guatemala et au Paraguay?

Au Guatemala, de 10 à 27* mais c’est un peu plus froid en décembre et janvier.

Au Paraguay c’est 40* mais c’est très sec.

- Pour les inscriptions : voir le site de CASIRA.

- Est-ce qu’on peut faire des dons pour envoyer là-bas?

À la fin août et début septembre on prépare des conteneurs pour envoyer là-

bas. Vous pouvez aller porter vos dons à Collaboration Santé Internationale,

1001 ch. De la Canardière, tél : 418-522-6065.

Le padre nous mentionne qu’il a fondé avec 3 autres prêtres un quatuor nommé

Los Padres  Misioneros et ils se produisent sur demande pour des concerts de charité.

Les prochains concerts :

-  5 juin, à Chicoutimi souper-concert pour les religieuses

- 6 juin, à Normandin en soirée pour le Rwanda à 19.30h ( Sr Gilberte Tremblay, Bon Conseil)

- 14 juillet, Rassemblement des Fortin d’Amérique, au profit de l’Auberivière, hôtel Ambassadeur, Beauport 20h00 418-527-7554

Pour renseignements : CASIRA.

37 rue Notre-Dame ouest

Thetford Mines

Tél :418-328-6211, fax : 418-338-3288

Courriel padre Fortin :  padrerogerfortin@yahoo.ca

Merci padre Fortin pour cette belle heure passée avec vous.

.

Pause de quelques minutes et au retour les offres et demandes et les tirages

Les offres et demandes ont maintenant leur rubrique sur le site.

Tirage : - Prix de présence de 20.00$, Mme Marie-France Bourassa

- Épinglette des Retraités Flyés : Mme Bujold

- Cadeau surprise : Mme Pauline Cloutier

- Flyé-flyé de 70.00$ : Mme Lucille St-Hilaire

- Tableau reproduction de la Pieta de Van Gogh peint par Mme Danielle

Roy, gagné par Mme Pauline Voizard

- Les plans de persil et de menthe gracieuseté de IGA Deschênes sont

allés à M. André Marceau, Mme Dion et M. Michel Delagrave.

Après nos bonnes nouvelles du début nous demandons maintenant à nos participants de nous faire part de leurs livres ¨coup de cœur ¨ ce mois-ci?

- La chute des Géants de Ken Follett

- Les enfants de la terre de Jean M. Auel

- C’était au temps des mammouths laineux de Serge Bouchard

Cet après-midi se termine par le café prolongé pour échanger entre nous sur ce que nous venons d’entendre et faire connaissance avec les nouveaux participants.

Merci au Marché IGA Deschênes du 255 Ch. Ste-Foy qui nous offre gracieusement le café, les jus et les biscuits

Notre prochaine rencontre-conférences aura lieu à la fin septembre, surveillez notre site pour connaître la date, d’ici là n’oubliez pas les déjeuners flyés le 3ème jeudi de chaque mois à 9h30 et les lunches anglophiles le 1er mardi de chaque mois à 11h30, les 2 au Resto Tutti Frutti du 47 boul. René-Lévesque est et les 5 à 7 espagnols au resto Copas du 595 Grande Allée est le 2ème vendredi du mois.

Pour nous joindre : courriel : info@retraitesflyesregionquebec.org

site web : www.retraitesflyesregionquebec.org

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1 Commentaire for Compte-rendu de la rencontre-conférence du 27 mai 2012

Barry | juillet 29, 2014 at 12:04

paterson@consanguineous.concertante » rel= »nofollow »>.…

ñïàñèáî çà èíôó….

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